Famille et plein air, oui c’est possible ! – Partie 2

with Pas de commentaire

Qui a dit que le plein air et le voyage n’étaient pas accessibles avec des enfants ? Dans cette série d’articles, nous vous présenterons 6 familles inspirantes qui nous parlent de la conciliation Ti-mousses et aventures. Ces personnes sont toutes des collaboratrices du blogue Ti-Mousse dans Brousse ; une source indispensable pour toutes les familles actives. Pour cette deuxième partie, découvrez les trois autres familles qui nous racontent leurs histoires. Pour consulter la première partie de cette série d’articles, cliquez ici

Crédit photo : © Valérie


Faire du plein air en famille, nous on aime ça !
Suzie et sa petite famille en pleine action

Notre petite famille de trois est amatrice de plein air depuis toujours. Avant la naissance de notre fils, nous en mangions du plein air : randonnée, camping, raquette, canot, etc. L’arrivée de notre garçon ne nous a pas empêché de continuer. Seul le format a changé.

Depuis sa naissance, François (maintenant âgé de 2 ans) nous a accompagné dans toutes nos activités extérieures. Quel plaisir de l’entendre dire « montagne » lorsqu’il les aperçoit au loin. Se retrouver dans le bois, entouré d’arbres et du bruit des oiseaux, est si calmant. Après chaque sortie, nous sommes tous les trois plus calmes et plus posés. On espère que les endorphines accumulées dureront le plus longtemps possible.

Avec un jeune enfant, il faut prévoir assez de temps pour l’organisation, la préparation du matériel et le transport si notre destination est plus loin, car les arrêts et distractions sont plus fréquents.

Adirondacks

Habitant sur la Rive-Sud de Montréal, le secteur des Adirondacks dans l’état de New York est demeuré notre terrain de jeux. En poussette tout-terrain (avec des roues grand format), porté sur le ventre ou sur le dos, François a gravi plusieurs petits sommets (Owl’s Head Lookout, Baxter, Rooster Comb, etc.). Il a fait sa première randonnée à 6 semaines et il a même couché en « lean-to » à l’âge de 12 semaines. Puisqu’il faut prévoir au moins 3 heures pour s’y rendre (une pause durant le trajet en voiture s’impose), on a maintenant décidé de faire la route en matinée, randonner en après-midi et revenir en soirée pendant qu’il s’endort pour sa nuit (psst : prévoyez le pyjama, ce sera déjà fait et facilitera le retour à la maison).

C’est aussi dans ce coin où nous avons fait notre premier canot-camping familial. Maintenant que nous avons acheté notre canot, et puisque fiston ne pourra pas marcher de longues distances sur les sentiers (les trajets dans le porte-bébé se feront plus courts puisqu’il préfère utiliser ses deux jambes), nous prévoyons nous retrouver plus fréquemment sur l’eau au courant des prochaines années.

Autres destinations

Je vous partage un superbe endroit pour des randonnées en famille où nous nous promettons d’y retourner aux trois-quatre ans : le Parc national d’Acadia dans le Maine. Tout simplement WOW ! Au Québec, nous avons un coup de cœur pour le Parc régional de la Forêt Ouareau dans Lanaudière. L’hiver, puisqu’il faut arrêter souvent pour réchauffer notre fils, leurs multiples refuges nous permettent de faire de plus longues sorties. Nous y avons aussi fait plusieurs longues randonnées avec nuit en refuge. Sinon, pour de courtes sorties rapides près de la maison pour les résidents de Montréal et des environs, le mont Saint-Bruno et le mont Saint-Hilaire nous permettent de profiter de Dame nature et d’échapper au train-train quotidien.

Les bienfaits sont si importants pour nous trois qu’il est certain que nous continuerons d’intégrer le plein air dans notre rythme de vie. Notre petit randonneur s’y plaît autant que nous alors que demander de mieux !


Le plein air à 6, c’est fascinant !
Un texte de Valérie et de sa grande famille

Renoncer au plein air, aux voyages et aux aventures parce que l’on a un, trois ou quatre enfants ?! Oh que non ! Il suffit de s’adapter.

Quand on trippe plein air, c’est difficile (voir impossible) de renoncer à ses bienfaits sous prétexte que la famille s’agrandit. Et ce serait tellement dommage de le faire, même si contrairement à ce que je pensais en tombant enceinte, ce n’est pas vrai que l’on peut faire exactement les mêmes choses ou relever les mêmes défis qu’avant, sous prétexte que « tsé, un enfant, ça suit » !

En tant que touche-à-tout du plein air, nous avons décidé que nous pourrions pratiquer les sports que nous aimons (randonnée, escalade, cyclotourisme, ski de montagne) en famille. Dans mon cas, c’est une question de santé mentale. J’ai besoin de ma dose de camping et de plein air pour être bien.

Notre secret : adapter nos activités et nos défis à l’âge des enfants, le tout saupoudré d’un soupçon d’organisation !

C’est certain que partir avec des enfants en randonnée, en camping ou en voyage, ça demande un peu d’organisation et de préparation. Je mentirais en disant que nos affaires sont vite emballées. Ranger six tapis de sol et six sacs de couchage dans des sacs à dos, ça reste fastidieux… Mais voilà, partager cette expérience tous ensemble, pouvoir faire découvrir une région, la nature, en plus d’une passion, c’est très exaltant !

Ça vaut le temps passé à réfléchir aux sentiers que l’on fera, à calculer le nombre de kilomètres qu’on sera capable de faire sans écœurer les enfants, à imaginer les jeux qu’il faudra faire le long du sentier pour les garder motivés, et même à renoncer à un plan un peu trop ambitieux. Je sais maintenant que bien équipés, bien préparés, avec des parents motivés (et une demi-tonne de collations), les enfants peuvent avoir des ressources insoupçonnées et vous surprendre !

Que ce soit à vélo sur les routes du Petit Train du Nord ou la Véloroute des Bleuets, en randonnée sur les sentiers d’Acadia National Park, du Parc de la Gaspésie, d’Orford ou de la Jacques-Cartier, ou encore sur les parois de Val-David, il y a toujours une façon d’y trouver son compte ! Bref, ne renoncez pas à vos sorties de plein air ; vos enfants et vous en ressortirez grandis.

[ Retrouvez Valérie et sa famille sur Instagram :  @valkiri13 ]

Voyager en mère
Les aventures de Ashley et sa bande

Je n’ai jamais voulu gagner le titre de « Super-Maman » ou essayer de prouver quoi que ce soit à personne. Je suis simplement une ancienne « backpacker » et une accro des voyages. Avant de tomber enceinte, le voyage était pour moi une grande source de bonheur. Comme bien des mamans, lorsque ma première fille est née, je me suis promis que rien n’allait changer. Je n’ai jamais eu autant tort ! On ne peut rien y faire, clairement les enfants chamboulent notre vie et notre rythme de vie. L’important c’est de s’adapter aux nouveaux petits membres et leur transmettre ce qui vous importe vraiment.

Dans mon cas, cela veut dire : leur donner la piqûre du voyage en espérant qu’ils y trouvent aussi du bonheur. En unissant ma passion et ma famille, cela m’a permis de leur enseigner des valeurs que je considère essentielles soit l’ouverture d’esprit, la capacité d’adaptation et le sens du mot équipe. Grâce à nos aventures, j’ai gagné de l’expérience, j’ai grandi dans mes erreurs, mais surtout j’ai vécu les plus beaux voyages. Je voyage maintenant à travers quatre perspectives au lieu d’une seule.

Si vous faites des recherches, vous trouverez mille et une recommandations d’items essentiels à acheter avant de partir en voyage avec des enfants. Ne vous lancez pas trop vite dans ces achats, car en bout de ligne la seule chose à considérer est les besoins fondamentaux de vos enfants : le besoin d’être aimé, de dormir, de manger et d’être stimulé.

Voyage

C’est dans cet état d’esprit que j’ai amorcé mon premier et plus beau voyage de maman. Je suis allée passer 6 mois avec mon bambin de 2 mois, chez ses grands-parents en Namibie. J’ai apporté le strict minimum de bagages sachant qu’il y a partout dans le monde des bébés et que si j’avais vraiment BESOIN de quelque chose, en m’adaptant je saurais trouver une solution. Nous avons ainsi parcouru des centaines de kilomètres dans le désert Namib, nous avons exploré Luderitz, une ancienne ville minière abandonnée, et nous avons grimpé les dunes de sable à Sossusvlei. Ma petite ne se souvient de rien, direz-vous, mais moi j’ai appris à voyager en mère. Finalement, tout comme devenir maman, pour apprendre à voyager avec des enfants, il suffit simplement de s’y lancer ! Vous verrez le monde sous un autre œil !

Photos #1 et #2

(1) Petite pause au bord de la rivière Kennedy sur l’île de Vancouver après un vol de 2 heures. Nous sommes à mi-chemin de notre campement sur la Pacific Rim Highway en route vers Tofino et bien sûr… les deux plus petits ont attrapé le flux dans l’avion ! Voyager en mode maman c’est prendre tout avec un grain de sel et tenter de garder sa bonne humeur, même quand la voiture sent le vomi !

(2) Nous sommes chanceux, car notre cour arrière est une source illimitée d’aventures (nous demeurons à Calgary, Alberta). Sur cette photo, nous explorons Beaver Flats dans la région du Kananaskis. C’est une randonnée parfaite pour petits débutants. En limitant les inscriptions à mille et une activités, cela nous laisse le temps et la liberté pour réaliser des sorties familiales. Ici, on apprend à répondre aux besoins de tous en prenant de nombreuses pauses, dès que nécessaire. Cette pratique développe leur conscience sociale et ils bâtissent leur esprit d’équipe.

Photos #3 à #7

(3) Les enfants jouent sur une plage au bord de la Bécancour au Québec. C’est chez Nanou et Dadou qu’ils se familiarisent avec les courants d’eau et le dénivelé graduel du terrain qui est parfait pour apprendre à nager. (4) Zoe âgé de 3 ans à l’époque, explore le glacier lors de notre escapade de camping à Jasper. C’est l’arrêt idéal pour se dégourdir les jambes ! Même si mes enfants ont grandi en banlieue de Calgary et non dans un setting de « Capitaine Fantastic » cela n’empêche pas qu’ils me demandent sans cesse « À quand la prochaine aventure aux montagnes ? » plutôt que « Est-ce qu’on peut aller au centre d’achat ? ». Prioriser ces fins de semaine de camping et d’exploration permet de façonner des petits débrouillards, peu importe où nous vivons.

(5-6) Sossusvlei dunes, Namibia (7) Trip à Fish Creek Canyon Pit stop under baobab trees


Nous tenons à remercier sincèrement chacune des collaboratrices qui ont donné de leur précieux temps pour cet article. Andréa, Mélanie, Valérie, Suzie, Ashley et Joanie ; vos familles et vos aventures sont plus qu’inspirantes. Un merci tout spécial à Joanie, fondatrice de TMDB, d’avoir embarqué dans ce projet avec nous.


Pour consulter la première partie de cette série d’articles, cliquez ici.

À propos de Ti-Mousse dans Brousse

Ti-Mousse Dans Brousse (TMDB) est une organisation qui vise à informer, inspirer et motiver les parents et les futurs parents à faire des activités en plein air avec leurs jeunes enfants de façon sécuritaire, dans le but de créer une prochaine génération de jeunes connectés à la nature. TMDB souhaite faciliter l’accès à la nature aux jeunes familles en misant sur le concept de micro-aventures et en aidant à simplifier la planification, la logistique et les déplacements des nouveaux parents. C’est l’art de profiter du grand air avec ses tout-petits. Un contexte d’émerveillement pour tous !

Faites partie du mouvement et démontrez à votre entourage les bienfaits du plein air pour nos ti-mousses !
Site web Ti-Mousse  Facebook • Forum de discussion TMDB •   @ti_mousse_dans_brousse

error: Content is protected !!